Cressey & Company
Décryptage des fonds Cressey & Company
Cressey & Company rachète depuis Chicago et Nashville des entreprises de services et de technologies de santé en Amérique du Nord, et ne fait que cela depuis sa fondation en 2008. Sur ses trois millésimes matures mesurables, son TRI net médian ressort à 18,5 %, soit 4,7 points au-dessus du benchmark institutionnel, avec un fonds sur trois en premier quartile.
- Le métier (PE)
- Rachat majoritaire d’entreprises de services de santé et de technologies de l’information de santé en Amérique du Nord, sur des valeurs d’entreprise de 50 à 500 M$ à l’entrée. Une seule série de fonds, quatre millésimes depuis 2009, 3,55 Md$ d’encours réglementaire au 31 mars 2026, 47 collaborateurs dont 23 en investissement.
- La thèse
- S’adosser à des dirigeants du secteur de la santé plutôt qu’à des schémas financiers, prendre le contrôle d’entreprises déjà installées sur leur créneau, puis faire croître par le développement interne et par acquisitions successives. La maison résume sa méthode en trois verbes, cibler, s’associer, construire.
- La performance
- TRI net médian de 18,5 % sur trois fonds matures, contre 13,8 % pour le Benchmark PE Call Me Warren ; multiple net médian de 2,24x contre 1,60x, avec un fonds sur trois en premier quartile et deux sur trois au-dessus de la médiane de leur génération.
- Le point de vigilance
- La spécialisation sectorielle est totale et assumée : un portefeuille entièrement exposé aux services de santé américains dépend de décisions de remboursement et de réglementation qu’aucune diversification géographique ne vient amortir. La qualité de la mesure recule par ailleurs à mesure que l’on remonte dans le temps, un seul investisseur institutionnel public publiant les deux plus anciens millésimes.
TRI & multiples des fonds Cressey & Company
Performances fonds par fonds
Périmètre d’analyse : 4 fonds Cressey & Company couverts par les sources publiques (millésimes 2009-2022).
L’investissement en Private Equity présente un risque de perte totale en capital et d’illiquidité de 10 ans.
| Fonds | Vintage | Multiple Net (x) | IRR Net (%) | Taille | Source |
|---|---|---|---|---|---|
| Cressey & Company Fund VII | 2022 | xxx | xxx | xxx | xxx |
| Cressey & Company Fund VI | 2018 | 1,54x | 13,7% | 995 M$ | Florida SBA 30/06/2025 |
| Cressey & Company Fund V | 2015 | xxx | xxx | xxx | xxx |
| Cressey & Company Fund IV | 2009 | xxx | xxx | xxx | xxx |
Note : Créez un compte pour accéder à l’intégralité des performances.
Analyse des fonds Cressey & Company : avis éditorial
Track Record Consolidé
Périmètre d’analyse : les 3 fonds dont le millésime tombe dans la plage de comparaison du benchmark, en 2009, 2015 et 2018. Le millésime 2022 est exclu, ses valorisations étant au creux de la courbe en J et son millésime sortant de la plage 2000-2019. La société de gestion n’a qu’une seule série de fonds, sans gamme régionale ni gamme sectorielle adjacente. Elle n’a pas de track record antérieur à 2009 : elle a été fondée en 2008 et son premier véhicule propre est celui de 2009. Les fonds levés avant cette date par les maisons dont ses fondateurs sont issus appartiennent à celles-ci et ne sont pas repris ici. Le véhicule de co-investissement du millésime 2018 et les véhicules parallèles sont exclus par construction, ils ne sont pas des millésimes.
Neuf ans séparent le premier du dernier fonds mesuré, et les trois se situent au-dessus de la médiane du marché institutionnel sur le multiple. Les trois millésimes rendent 22,2 %, 18,5 % et 13,7 % de TRI net, ce qui donne une médiane de 18,5 % contre 13,8 % pour le benchmark, et un multiple médian de 2,24x contre 1,60x. La distribution par quartile est également favorable, avec un fonds sur trois en premier quartile et deux sur trois au-dessus de la médiane de leur génération. Trois réserves accompagnent cette lecture. La première tient à l’échantillon : trois fonds, c’est le seuil de publication de ce site, et le retrait d’un seul déplacerait la médiane de plusieurs points. La deuxième tient à la pente. Les trois millésimes ne se valent pas, ils décroissent dans l’ordre chronologique, et le plus récent des trois passe sous la médiane de sa génération. La troisième tient à la mesure elle-même : deux des trois fonds ne sont publiés que par un seul investisseur institutionnel. Sur ce type de rachat par endettement concentré sur un seul secteur, la question posée n’est pas seulement celle du niveau médian, elle est celle de la trajectoire.
L’investissement en Private Equity présente un risque de perte totale en capital et d’illiquidité de 10 ans.
| Métrique | Cressey & Company | Benchmark PE CMW | Écart |
|---|---|---|---|
| TRI Net Médian | 18,5% | 13,8% | +4,7 pts |
| Multiple Net Médian (TVPI) | 2,24x | 1,60x | +0,64x |
| % Fonds Top Quartile (Q1) | 33,3% | 25% | +8,3 pts |
| % Fonds Q1-Q2 | 66,7% | 50% | +16,7 pts |
Consolidé calculé sur les 3 fonds dont le millésime tombe dans la plage 2000-2019. Médianes des deux côtés, même méthode que le benchmark. Côté société de gestion, les rendements triés donnent 13,7, 18,5 et 22,2, soit une médiane de 18,5 % ; les multiples triés donnent 1,54, 2,24 et 2,46, soit une médiane de 2,24x. Benchmark = médiane des médianes des trois générations de millésimes couvertes par ces fonds, 2008-2010, 2014-2015 et 2018-2019, chacune comptée une seule fois : 11,0 %, 13,8 % et 13,8 % de TRI, soit 13,8 % ; et 1,60x, 1,70x et 1,52x de multiple, soit 1,60x. Aucune moyenne n’est calculée à aucune étape.
Sur un nombre impair de fonds, la médiane est par construction la valeur du fonds central. Avec trois fonds, ce consolidé est donc autant une mesure de position qu’une mesure de niveau : il est sensible au retrait d’une seule ligne.
Les valorisations retenues sont celles arrêtées au 30 juin 2025, date à laquelle est également mesuré le benchmark, ce qui rend la comparaison homogène. Une édition plus récente existe, arrêtée au 31 décembre 2025 : elle est moins favorable, avec 2,38x et 17,4 % sur le millésime 2015 et 1,46x et 11,0 % sur celui de 2018. Elle n’est pas retenue pour ce consolidé afin de ne pas comparer des valorisations de décembre à un référentiel de juin, et elle est citée ici pour que le lecteur en dispose.
Le véhicule de co-investissement rattaché au millésime 2018 est exclu. L’inclure aurait porté le rendement médian de 18,5 à 20,4 %, le multiple médian de 2,24 à 2,29x et la part de premier quartile de 33,3 à 50 %. L’exclusion joue donc contre la société de gestion, et elle est justifiée dans le bloc de cross-validation.
Benchmark : Benchmark Private Equity LP 2025 par Call Me Warren, 14 sources LP publiques américaines et canadienne, 2 561 fonds Primary buyout et growth equity toutes tailles confondues, millésimes 2000-2019.
L’investissement en Private Equity présente un risque de perte totale en capital et d’illiquidité de 10 ans.
Évolution par Période
Les trois millésimes mesurés couvrent trois configurations de marché distinctes. Celui de 2009 investit dans la sortie de la crise financière, avec des prix d’entrée bas et un marché des cessions qui se rouvre à partir de 2013 ; c’est le meilleur des trois et sa position est aujourd’hui intégralement dénouée. Celui de 2015 investit au milieu de la décennie de taux bas, quand les prix d’entrée montent, puis traverse la pandémie et la remontée des taux de 2022 avec un portefeuille encore largement détenu. Celui de 2018 investit juste avant la pandémie, dans un secteur de la santé que celle-ci a profondément désorganisé du côté des prestataires de soins, et se situe aujourd’hui juste sous la médiane de sa génération à sept ans. Les trois résultats dessinent une pente descendante, dans le même ordre que les millésimes.
| Période | Fonds concernés | TRI Net | Multiple Net | Contexte de marché |
|---|---|---|---|---|
| Neuf ans de série unique (2009-2018) | Cressey & Company Fund IV, V et VI (3 véhicules) Q1Q2Q3 | 18,5% | 2,24x | Trois millésimes, trois configurations et trois quartiles différents. Sortie de crise financière et prix d’entrée bas pour le premier, dont la position est aujourd’hui intégralement dénouée et qui est le seul de la série en premier quartile. Milieu de la décennie de taux bas et prix d’entrée en hausse pour le deuxième, encore largement détenu et classé en deuxième quartile. Fin de cycle immédiatement suivie de la pandémie pour le troisième, classé en troisième quartile à un dixième de point de la médiane de sa génération. La taille des fonds passe de 385 à 995 M$ sur la période, soit un facteur deux et demi. |
| Millésime en cours (2022) | Cressey & Company Fund VII (1 véhicule) | n.s. | n.s. | Ce fonds a été levé après la remontée des taux, avec une première souscription déclarée au 30 juin 2022 et environ 1 247 M$ souscrits déclarés un an plus tard, soit un quart de plus que son prédécesseur. Ses valorisations sont au creux de la courbe en J et n’ont aucune valeur prédictive. Aucun chiffre n’est affiché et aucune fourchette indicative n’est proposée. |
Les valeurs de la première ligne sont les médianes de TRI et de multiple des trois fonds inclus dans la période, jamais des moyennes ; la période couvrant tout le périmètre du consolidé, elles coïncident avec lui. Les badges de quartile sont donnés dans l’ordre des fonds cités. Une seule période mature est retenue, et c’est un choix. Découper ces trois fonds en deux périodes aurait ouvert une équation supplémentaire et permis de reconstituer par soustraction des chiffres protégés par le paywall, puisque l’un des trois est visible dans la version non déverrouillée et que la médiane d’un groupe impair est l’une de ses valeurs.
Notre évaluation
Atouts Principaux
1. Les trois millésimes mesurés dépassent la médiane du marché sur le multiple- Le millésime 2009 ressort à 2,24x et 22,2 % de rendement, contre un seuil de premier quartile à 16,5 % pour sa génération. Il le dépasse de 5,7 points, et son multiple dépasse de 0,64x la médiane de multiple de la même génération.
- Le millésime 2015 ressort à 2,46x et 18,5 %, contre une médiane de génération à 13,8 % et un seuil de premier quartile à 19,5 %. Il manque le premier quartile d’un point, et son multiple est le plus élevé des trois.
- Le millésime 2018 ressort à 1,54x, soit 0,02x au-dessus de la médiane de multiple de sa génération, pour un rendement de 13,7 % contre une médiane de 13,8 %. Le fonds est classé en troisième quartile pour un dixième de point ; il est plus juste de le lire comme un fonds de sept ans posé sur la médiane de sa génération que comme une sous-performance.
- Le fonds de 2009 est intégralement liquidé. Sa performance n’est plus une valorisation intérimaire susceptible de se dégonfler : c’est un résultat encaissé, dont le multiple est exactement égal au taux de distribution.
- Cette liquidation est établie sur document réglementaire et non déduite d’une valeur nulle : l’inventaire des fonds privés conseillés déposé le 31 mars 2026 en compte douze, et ce fonds n’y figure plus alors que tous les autres véhicules de la maison y figurent.
- Sa trajectoire a été suivie sur quarante-deux éditions trimestrielles successives, de 1,90x en 2015 à 2,24x aujourd’hui. La convergence est régulière et documentée sur dix ans.
- L’encours réglementaire déclaré au 31 mars 2026, 3 553 782 457 $, se recompose à 99,85 % comme la somme des valeurs brutes d’actif des douze fonds privés déclarés au régulateur. Il n’y a donc ni effet de périmètre groupe, ni ligne d’encours d’une autre classe d’actifs : le chiffre affiché sur cette fiche mesure bien du capital-investissement.
- La société de gestion est un conseiller en investissement enregistré auprès de la Securities and Exchange Commission, et non un conseiller relevant du régime déclaratif allégé, distinction lue directement sur son dépôt. Celui-ci ne porte aucune déclaration disciplinaire.
- Les déclarations d’offre déposées de 2010 à 2023 nomment un noyau dirigeant stable, Bryan Cressey et Peter Ehrich sur les deux premiers fonds, rejoints par David Rogero sur les deux suivants. La société de gestion est signataire des Principles for Responsible Investment depuis le 26 avril 2021, statut vérifié dans le répertoire officiel et non sur une déclaration.
Points d’Attention
1. La performance décroît millésime après millésime- 22,2 % en 2009, 18,5 % en 2015, 13,7 % en 2018 : la pente est régulière et elle suit l’ordre chronologique. Le classement par quartile suit la même pente, du premier au troisième quartile.
- Une partie de cette pente est mécanique, un fonds plus jeune ayant moins eu le temps de réaliser ses cessions. Mais la comparaison au benchmark neutralise cet effet, puisque chaque fonds est comparé aux seuils de sa propre génération : or l’écart au marché se resserre lui aussi, de 11,2 points sur le millésime 2009 à 4,7 points sur celui de 2015 et à un dixième de point négatif sur celui de 2018.
- Le millésime en cours de déploiement, celui de 2022, est encore au creux de sa courbe en J et ne permet pas de dire si la pente se poursuit ou s’interrompt.
- La société de gestion n’investit que dans les services et technologies de santé, et seulement en Amérique du Nord. Elle n’a ni gamme régionale, ni gamme sectorielle adjacente, ni activité de crédit ou d’infrastructure. Son inventaire réglementaire ne comporte aucun véhicule hors de ce métier.
- Ce positionnement expose l’intégralité du portefeuille aux mêmes facteurs : politiques de remboursement des payeurs publics et privés, cadre réglementaire du secteur des soins, et disponibilité de la main-d’œuvre soignante. Aucun de ces facteurs n’est diversifiable à l’intérieur du portefeuille.
- La contrepartie de ce risque est la profondeur d’expertise revendiquée, et c’est bien elle qui est l’argument de vente de la maison. Cette fiche signale le risque sans préjuger de son occurrence, et sans porter d’appréciation sur les activités des sociétés du portefeuille.
- Seul le millésime 2018 est publié par deux institutions, et leurs deux lectures coïncident à la décimale sur deux dates successives. Les millésimes 2009 et 2015 ne sont publiés que par une seule, et ils représentent les deux meilleurs résultats de la série.
- Cette institution a la particularité de laisser en place, sans les signaler, des positions dont elle est sortie. Le contrôle a été fait ligne à ligne et il conclut à des positions vivantes sur 2015 et 2018 et à une liquidation authentique sur 2009, mais il repose sur des pièces indirectes plutôt que sur une seconde lecture indépendante.
- Les rendements publiés sont par ailleurs ceux de cette institution sur sa propre position, calculés par elle et non revus par les commandités, ce que son propre rapport indique.
- La société de gestion a été fondée en 2008 et sa série publiquement documentée commence au quatrième fonds. Aucun véhicule nommé premier, deuxième ou troisième fonds n’existe au registre des dépôts ni à l’inventaire réglementaire, et la numérotation qui commence à quatre n’est expliquée par aucun document public.
- Le site de la société de gestion revendique une antériorité de plus de quarante ans et des racines remontant à la fin des années 1970. Ces formulations décrivent l’expérience cumulée de ses associés et les maisons dont ils sont issus, pas l’ancienneté de l’entité qui gère les fonds décrits ici. La performance de ces maisons antérieures ne lui est pas imputable et n’est reprise nulle part dans cette fiche.
- Il en résulte un track record de dix-sept ans, dont neuf sont réellement mesurés. C’est court pour un gestionnaire de rachat, et la lecture de cette fiche est introductive plutôt qu’exhaustive.
Méthodologie et Sources
Périmètre retenu
Cette fiche couvre la série unique de fonds de rachat de la société de gestion, quatre véhicules levés entre 2009 et 2022. Le consolidé est calculé sur les trois dont le millésime tombe dans la plage 2000-2019. Le millésime 2022 figure au tableau mais n’entre ni dans le consolidé, ni dans l’évolution par période, ni dans les graphiques. Les véhicules parallèles, le véhicule dit « Friends » du millésime 2015, le véhicule de co-investissement du millésime 2018 et les véhicules d’investissement alternatif sont exclus par construction : ce ne sont pas des millésimes distincts. La taille publiée est celle du fonds entier, jamais celle d’un véhicule pris isolément. Aucune gamme régionale, aucune gamme de croissance, aucun fonds de crédit ni immobilier, aucun véhicule de secondaire ou de continuation n’existe chez cette société de gestion, et la recherche par dénomination au registre des dépôts n’en révèle aucun. Le fonds de 2009 ne figure plus à l’inventaire réglementaire : il est intégralement liquidé.
Une précision de périmètre est nécessaire sur cette fiche en particulier. Plusieurs fonds portant le mot Cressey dans leur nom, levés entre 1997 et 2005, appartiennent aux maisons devenues GTCR et Thoma Bravo, dont les fondateurs de cette société de gestion sont issus. Ils ne sont ni comptés, ni cités comme track record, ni utilisés dans un calcul. La série documentée ici commence en 2009.
Sources des données
- Rapports d’investisseurs institutionnels publics : conseil d’administration des placements de l’État de Floride, synthèse trimestrielle de statut de financement et de performance des actifs alternatifs, quarante-deux éditions lues du 30 septembre 2015 au 31 décembre 2025 ; caisse de retraite des agents du comté de Merced en Californie, rapports annuels de transparence sur les frais des exercices 2022 et 2024 et rapports de performance des investissements alternatifs arrêtés au 30 juin 2023 et au 31 mars 2025 ; association de retraite des agents publics du Colorado, relevé des participations de capital-investissement arrêté aux 31 décembre 2024 et 2025.
- Documents publiés par la société de gestion : communiqué de clôture du fonds de 2015 daté du 8 décembre 2014, qui donne aussi la taille et l’année de clôture du fonds de 2009 ; communiqué de clôture du fonds de 2018 daté du 18 juin 2018. Ce sont les deux seuls communiqués de niveau fonds de son fil d’actualité. Pages de présentation, de stratégie, d’équipe, de partenariats et d’actualités, ainsi que la biographie de son associé fondateur, consultées le 18 août 2026.
- Registres publics : formulaire ADV de la société de gestion, amendement annuel du 31 mars 2026 lu sur 74 pages, pour l’encours réglementaire, l’effectif, le statut d’enregistrement, l’adresse du siège et du bureau secondaire, le site officiel déclaré et la liste des 12 fonds privés conseillés ; interrogation du registre des conseillers en investissement pour écarter les homonymes ; déclarations d’offre déposées auprès de la Securities and Exchange Commission par les véhicules des millésimes 2009, 2015, 2018 et 2022, lues dans leur format source ; recherche par dénomination sur le registre des dépôts pour l’inventaire des véhicules ; répertoire officiel des signataires des Principles for Responsible Investment, interrogé par son point d’accès applicatif avec contrôle positif sur une société de gestion témoin.
- Sources tierces vérifiées dans le corps de la page : presse spécialisée du secteur du capital-investissement et communiqué du conseil juridique de la société de gestion pour la clôture du fonds de 2018.
- Balayage négatif documenté : les quatorze investisseurs institutionnels du référentiel maison et une vingtaine d’autres ont été ouverts et lus sans y trouver de ligne, avec contrôle de la densité de texte de chaque document et vérification de la continuité alphabétique là où elle était possible.
- Benchmark : Benchmark PE Call Me Warren, 14 investisseurs institutionnels, 2 561 fonds Primary buyout et growth equity, millésimes 2000-2019.
Limites des données dans le Private Equity
- Échantillon : trois fonds, c’est le seuil de publication de ce site. Sur un nombre impair, la médiane est la valeur du fonds central : le retrait d’une seule ligne déplacerait le résultat de plusieurs points.
- Source unique sur deux millésimes : ceux de 2009 et de 2015, qui sont aussi les deux meilleurs de la série, ne sont publiés que par un seul investisseur institutionnel. Aucun croisement n’est possible sur eux.
- Un défaut connu de la source principale : elle conserve dans ses tableaux, sans les signaler, des positions dont elle est sortie. Les quatre lignes ont été testées et le résultat est publié dans le bloc de cross-validation, mais ce test repose sur des pièces indirectes là où une seconde lecture indépendante manque.
- Rendements propres à un souscripteur : les taux et multiples publiés ici sont nets de frais, mais nets pour un investisseur donné, avec ses propres dates d’entrée et son propre calendrier d’appels. La source principale précise elle-même que ses rendements sont calculés par elle ou pour son compte et n’ont pas été revus par les commandités.
- Millésimes reconstitués : la colonne de millésime de la source principale a changé de sémantique en 2022 et portait auparavant la date d’engagement du souscripteur. Les millésimes affichés ici sont ceux de ses éditions récentes, recoupés avec les déclarations d’offre et les communiqués de clôture.
- Le dernier millésime n’est pas mesurable : celui de 2022, qui est le plus gros de l’histoire de la maison. Ses valorisations sont au creux de la courbe en J et ne sont pas publiées ici. Sa taille elle-même n’est pas une clôture finale annoncée, faute de communiqué.
- Décalage de publication : les valorisations retenues sont arrêtées au 30 juin 2025, pour rester homogènes avec la date du benchmark. Une édition arrêtée au 31 décembre 2025 existe, moins favorable, et ses valeurs sont données dans la note du consolidé.
- Histoire courte : la maison a été fondée en 2008, sa série documentée commence en 2009 et neuf ans seulement séparent le premier du dernier millésime mesuré. L’antériorité de plus de quarante ans que revendique son site décrit l’expérience de ses associés, pas celle de l’entité.
- Biais de survie : les bases d’investisseurs institutionnels sous-représentent les fonds ayant échoué. Ici le biais se double d’un biais de couverture, une seule institution ayant souscrit l’ensemble des millésimes matures.
Stratégie d'investissement
Approche et Allocation
Un seul métier, une seule série de fonds, deux bureaux. Le périmètre est simple à lire. La société de gestion prend des participations de contrôle dans des entreprises de services de santé et de technologies de l’information de santé, en Amérique du Nord exclusivement. La fourchette de cibles annoncée porte sur des valeurs d’entreprise de 50 à 300 M$ à l’entrée pour le fonds de 2015, relevée à 50 à 500 M$ pour celui de 2018 : c’est la seule évolution de mandat documentée sur pièce, et elle accompagne le passage de la taille de fonds de 615 à 995 M$. Le formulaire réglementaire déclare un siège à Chicago et un seul bureau secondaire, à Nashville, deuxième place de la santé américaine aux côtés de Chicago. La maison revendique un positionnement sur l’écosystème des prestataires de soins plutôt que sur les laboratoires ou les technologies médicales pures.
Profil des Investissements
Les situations recherchées sont des entreprises déjà installées comme référence sur leur créneau, dirigées par des équipes que la société de gestion appelle ses partenaires exécutifs. La maison résume sa méthode en trois verbes, cibler un petit nombre de segments de santé à fort potentiel de croissance, s’associer à des entreprises déjà en position de tête, et construire avec leurs dirigeants. Six critères sont publiés : une position de marché établie, un modèle économique éprouvé et durable, des perspectives de croissance actionnables, un engagement sur la qualité et les résultats, une attention portée à la culture et à l’engagement des salariés, et une équipe dirigeante expérimentée et réactive. Sur ce segment de la santé américaine, une autre société de gestion documentée sur ce site partage la même spécialisation exclusive, Welsh, Carson, Anderson & Stowe, avec des tailles de fonds nettement supérieures et un périmètre élargi aux technologies.
Création de Valeur
Les leviers revendiqués sont opérationnels plutôt que financiers. La société de gestion écrit apporter, au-delà du capital, des années d’expérience de construction d’entreprises et un réseau de ressources destiné à accélérer la croissance de ses participations, et travailler avec les équipes dirigeantes à l’innovation, à la croissance et aux gains de qualité et de productivité. Ses deux communiqués de levée décrivent le même schéma : investir dans des plateformes de tête puis accélérer la croissance à la fois de façon organique et par acquisitions complémentaires. Le portefeuille présenté sur son site couvre les soins palliatifs, les soins à domicile, les services dentaires avec trois participations distinctes, la pharmacie, les services de perfusion, les dispositifs médicaux, les prestations complémentaires, la prise en charge multi-sites, les technologies d’assistance et les logiciels de santé.
Évolutions Récentes
Les trois dernières années montrent une maison qui poursuit le même terrain sur un rythme soutenu. Elle a annoncé en mai 2025 un investissement de croissance dans ProgenyHealth aux côtés de l’investisseur existant Sunstone Partners, et le même mois un partenariat avec Paradigm Health, prestataire de soins palliatifs. Elle avait annoncé en juillet 2024 un investissement de croissance dans Heartbeat Health, et en octobre 2024 l’acquisition de Sandata Technologies par sa participation HHAeXchange. En janvier 2023, elle avait acquis The InterMed Group conjointement avec HEP. Côté organisation, elle a accueilli Mike Rude comme Operating Partner en avril 2024 et promu Dan Vollman au rang de Principal en juillet 2025. Son quatrième fonds, dont la première souscription est déclarée au 30 juin 2022, avait recueilli environ 1 247 M$ d’engagements à la mi-2023 sur une offre plafonnée à 1 750 M$. Aucun cinquième fonds n’a été déclaré au régulateur américain à la date de rédaction.
A savoir
Le Private Equity cultive l'opacité. C'est dans son ADN. En tant que spécialiste du secteur, nous avons accès à ce que la plupart des investisseurs ne voient jamais : bases de données professionnelles (Preqin, Cambridge Associates, etc.), data rooms confidentielles, échanges directs avec les équipes de gestion.
Pour autant, toutes ces données sont réservées à des échanges privés et ne nous permettent pas de publier des fiches web détaillées. C'est pourquoi celles-ci s'appuient uniquement sur des données 100% publiques, par essence moins exhaustives, mais qui vous permettent un premier regard sur ces sociétés de gestion.
Cette fiche à but strictement informationnel et pédagogique ne constitue pas un conseil en investissement et ne vous dispense en aucun cas d'une due diligence rigoureuse.
Besoin d'une analyse approfondie ?
Nos due diligences s'appuient sur des bases de données privées, des data rooms exclusives et notre réseau d'experts sectoriels.
Profil et historique de la société de gestion Cressey & Company
Fondation et Évolution
2008, Chicago. La maison naît de la séparation d’une société de gestion généraliste dont l’équipe santé prend son autonomie. Son associé fondateur, Bryan Cressey, écrit sur sa propre page avoir commencé sa carrière au First Chicago Equity Group, avoir été l’un des fondateurs de la maison devenue Golder, Thoma, Cressey, Rauner, aujourd’hui GTCR, avoir cofondé en 1998 la structure devenue Thoma Cressey Bravo, aujourd’hui Thoma Bravo, puis avoir fondé Cressey & Company en 2008. Cette généalogie est utile au lecteur institutionnel, et elle appelle une précision que cette fiche pose d’emblée : les fonds levés sous les marques antérieures appartiennent à ces maisons-là, et leur performance n’est pas reprise ici. La série mesurée sur cette fiche commence au fonds de 2009.
Ce premier fonds est d’ailleurs à cheval sur la séparation, et son dossier réglementaire le montre. Son véhicule est immatriculé au registre des dépôts avec une année de constitution 2007 et un premier dépôt en novembre 2007, effectué depuis l’adresse de la structure antérieure. Mais sa première souscription est datée du 30 juin 2008, sa déclaration d’offre ne nomme que Bryan Cressey et Peter Ehrich comme personnes liées, et sa clôture finale intervient en 2010 sous la maison indépendante, à 385 M$, chiffre que la société de gestion rappelle elle-même dans son communiqué de décembre 2014 en le qualifiant de son précédent fonds autonome. Aucun véhicule nommé premier, deuxième ou troisième fonds n’existe au registre des dépôts ni à l’inventaire réglementaire : la numérotation qui commence à quatre n’est expliquée par aucun document public.
La suite se lit dans deux communiqués. Celui du 8 décembre 2014 annonce la clôture du deuxième fonds à 615 M$ d’engagements des souscripteurs et de la commandite réunis : lancé en juillet 2014 avec une cible de 400 M$, il a été sursouscrit et clos en une seule fois à son plafond dur, sans agent de placement, avec Ropes & Gray pour conseil. Celui du 18 juin 2018 annonce la clôture du troisième à 995 M$, plus un véhicule de co-investissement de 105 M$ : lancé en mars 2018 avec une cible de 750 M$, sursouscrit presque immédiatement, clos le 8 juin 2018 à son plafond dur, là encore sans agent de placement, avec Kirkland & Ellis pour conseil. Le quatrième fonds n’a fait l’objet d’aucun communiqué ; sa première souscription est déclarée au 30 juin 2022 et environ 1 247 M$ y étaient souscrits à la mi-2023.
Son encours réglementaire déclaré s’établit à 3 553 782 457 $ au dépôt du 31 mars 2026, intégralement discrétionnaire, réparti sur 12 comptes correspondant à 12 fonds privés, dont 949 475 179 $ attribuables à des clients non américains. Ce chiffre présente une propriété utile : il se recompose à 99,85 % comme la somme des valeurs brutes d’actif des 12 fonds privés déclarés à la section réservée à cet inventaire. Il ne comporte donc ni encours d’une autre classe d’actifs, ni ligne de mandat individuel, ni effet de périmètre groupe, ce qui rend la comparaison avec les tailles de fonds directement lisible. Le fonds de 2009 ne figure plus à cet inventaire, sa liquidation étant achevée. Le communiqué de juin 2018 annonçait de son côté plus de 2,0 Md$ de capital engagé sur les trois premiers fonds, chiffre cohérent avec la somme des tailles publiées ici.
Direction et Gouvernance
La page d’équipe présente douze professionnels. Quatre portent le titre de Managing Partner : Bryan Cressey, Peter Ehrich, David Rogero et Paul Diaz. Cinq portent celui de Partner, Steven Dildine, Andy Hurd, Ryan Moseley, Scott Maskalunas qui cumule la fonction de directeur financier, et Brennan Murray qui cumule celle de responsable du talent. Bary Bailey est Operating Partner, Andrew Ames Vice President, et l’ancien sénateur Bill Frist figure comme Special Partner. Cette composition est celle affichée par la société de gestion au 18 août 2026 et elle n’est pas reprise d’une source tierce.
La continuité du noyau dirigeant se vérifie sur documents réglementaires échelonnés dans le temps. Les déclarations d’offre du fonds de 2009, déposées en 2010, nomment Bryan Cressey et Peter Ehrich. Celles du fonds de 2015, déposées en 2014, nomment les mêmes. Celles du fonds de 2018 y ajoutent David Rogero et Merrick Axel. Celles du fonds de 2022 nomment Bryan Cressey, Peter Ehrich et David Rogero. Treize ans séparent la première de la dernière, et le noyau n’a pas changé. Bryan Cressey déclare par ailleurs un diplôme d’économie de l’University of Washington, un MBA de la Harvard Business School et un doctorat en droit de la Harvard Law School, ainsi que son appartenance au Chicago Business Hall of Fame et au Chicago Area Entrepreneurship Hall of Fame ; ces éléments sont auto-déclarés et rapportés comme tels.
Structure juridique et réglementaire : la dénomination légale est Cressey & Company LP et la société de gestion n’exerce sous aucun autre nom. Elle est enregistrée auprès de la Securities and Exchange Commission comme conseiller en investissement, CRD 155606, numéro de dossier 801-73294, la rubrique réservée aux conseillers relevant du régime déclaratif allégé étant laissée vide. Son dépôt déclare 47 collaborateurs dont 23 en fonctions de conseil, 12 fonds privés conseillés, un bureau secondaire et aucune déclaration disciplinaire. Un conseiller s’appuyant est déclaré, Cressey & Company GP LP. Une précision utile au lecteur : le registre des conseillers en investissement renvoie deux autres entités portant le mot Cressey, la structure antérieure Thoma Cressey Bravo, aujourd’hui inactive, et Frist Cressey Ventures Management, société de capital-risque de santé établie à Nashville et relevant du régime déclaratif allégé, distincte de celle décrite ici.
Côté investissement responsable, la société de gestion est signataire des Principles for Responsible Investment depuis le 26 avril 2021. Ce statut n’est pas repris d’une déclaration : il a été vérifié dans le répertoire officiel, qui la référence sous sa dénomination légale, en signataire non provisoire, en qualité de gestionnaire d’actifs, avec cette date de signature ; la vérification a été accompagnée d’un contrôle positif sur une société de gestion témoin pour écarter tout faux négatif du répertoire. La société de gestion ne publie de son côté aucune page dédiée à l’investissement responsable sur son site, et n’affiche aucune adhésion à d’autres cadres de place. Il n’y a donc pas de divergence à arbitrer entre registre officiel et auto-déclaration sur ce point.
Organisation et Ressources
Siège au 155 N. Wacker Drive, suite 4500, à Chicago, et un bureau secondaire au 3803 Bedford Avenue, suite 105, à Nashville. Les deux implantations figurent au formulaire réglementaire et les deux communiqués de levée sont d’ailleurs datés des deux villes. L’effectif déclaré s’établit à 47 collaborateurs, dont 23 exerçant des fonctions de conseil et aucun représentant d’un courtier ; la page d’équipe en présente douze, celle-ci ne recensant que les profils seniors. Le rapport entre l’effectif d’investissement et l’encours est d’environ 155 M$ par professionnel, valeur basse pour un gestionnaire de rachat de cette taille, cohérente avec une équipe qui revendique un accompagnement opérationnel étroit d’un nombre restreint de participations. La base de souscripteurs déclarée au régulateur compte 79 détenteurs sur le fonds de 2015, 76 et 45 sur les deux véhicules de celui de 2018, et 101 et 57 sur ceux de celui de 2022 ; le véhicule de co-investissement de 2018 n’en compte que 8 par véhicule, ce qui est cohérent avec sa nature. Trois investisseurs institutionnels publics sont identifiés parmi les souscripteurs : le conseil d’administration des placements de l’État de Floride, la caisse de retraite des agents du comté de Merced en Californie et l’association de retraite des agents publics du Colorado, qui a engagé 50 M$ sur le fonds de 2022.