Waterland Private Equity Investments
Décryptage des fonds Waterland Private Equity Investments
Waterland Private Equity Investments est une société de gestion néerlandaise fondée en 1999 à Bussum, spécialiste européen du buy-and-build, qui gère plus de 20 Md€. Sur les deux fonds Flagship matures observables dans les sources publiques, sa performance surperforme nettement le Benchmark PE Call Me Warren.
- Le métier (PE)
- Buy-and-build : investissements de contrôle dans des entreprises de taille moyenne, sur huit à neuf pays cœur d'Europe (Benelux, Allemagne et Autriche, Nordiques, Royaume-Uni et Irlande, Pologne). Plus de 1 300 investissements réalisés en 25 ans.
- La thèse
- Repérer des sociétés « plateformes » dans des marchés fragmentés en croissance, puis financer leur consolidation par acquisitions successives et leur croissance organique, autour de quatre thèmes : vieillissement, digitalisation et externalisation, loisirs et bien-être, durabilité.
- La performance
- TRI net médian de 20,8 % sur deux fonds Flagship matures, contre 14,7 % pour le Benchmark PE Call Me Warren ; TVPI 2,08x contre 1,70x, 100 % des fonds en premier ou deuxième quartile.
- Le point de vigilance
- La lecture s'appuie sur une fenêtre récente (fonds VI et VII, 2015-2017) : deux décennies d'historique (fonds I à V, 1999-2012) restent invisibles depuis les sources LP publiques. Les fonds les plus récents montent vite en taille (2,5 à 4,0 Md€) et sont encore trop jeunes pour être jugés.
TRI & multiples des fonds Waterland Private Equity Investments
Performances fonds par fonds
Périmètre d'analyse : 4 fonds Flagship Waterland (série WPEF, millésimes 2015-2023).
L'investissement en Private Equity présente un risque de perte totale en capital et d'illiquidité de 10 ans.
| Fonds | Vintage | Multiple Net (x) | IRR Net (%) | Taille | Source |
|---|---|---|---|---|---|
| Waterland Private Equity Fund IX | 2023 | xxx | xxx | xxx | xxx |
| Waterland Private Equity Fund VIII | 2020 | 1,64x* | 21,1%* | 2 500 M€ | Florida SBA Q2 2025 |
| Waterland Private Equity Fund VII | 2017 | xxx | xxx | xxx | xxx |
| Waterland Private Equity Fund VI | 2015 | xxx | xxx | xxx | xxx |
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Analyse des fonds Waterland Private Equity Investments : avis éditorial
Track Record Consolidé
Périmètre d'analyse : 2 fonds Flagship matures dans la plage benchmark (WPEF VI 2015, WPEF VII 2017). Le WPEF VIII (2020) est conservé dans le tableau des performances brutes mais exclu du consolidé (millésime récent, hors plage benchmark). Le WPEF IX (2023) est exclu (millésime trop récent, courbe en J). Les fonds WPEF I à V (1999-2012) ne sont pas couverts par les rapports LP publics américains. Les véhicules adjacents Waterland Partnership Fund (participations minoritaires) et Overflow (co-investissement) sont exclus. Périmètre Flagship uniquement pour assurer la comparabilité entre sociétés de gestion.
Deux fonds, deux quartiles, un même message. Le WPEF VI (2015) délivre 23,7 % de TRI net et 2,40x de multiple sur le bucket 2014-2015, où la médiane du benchmark est de 13,8 % : franchement au-dessus du seuil de premier quartile (19,5 %). Le WPEF VII (2017) suit à 17,9 % de TRI et 1,75x sur le bucket 2016-2017, au-dessus de la médiane (15,5 %), en deuxième quartile. Résultat consolidé : un TRI médian de 20,8 %, soit 6,1 points au-dessus de la médiane benchmark de 14,7 %, et un TVPI médian de 2,08x contre 1,70x. Les deux fonds observables battent le marché, l'un largement, l'autre nettement. Reste une question de lecture : ces deux millésimes suffisent-ils à qualifier deux décennies de track record ? Non, et la fiche le dit franchement plus bas.
L'investissement en Private Equity présente un risque de perte totale en capital et d'illiquidité de 10 ans.
| Métrique | Waterland | Benchmark PE CMW | Écart |
|---|---|---|---|
| TRI Net Médian | 20,8% | 14,7% | +6,1 pts |
| Multiple Net Médian (TVPI) | 2,08x | 1,70x | +0,38x |
| % Fonds Top Quartile (Q1) | 50% | 25% | +25 pts |
| % Fonds Q1-Q2 | 100% | 50% | +50 pts |
Consolidé calculé sur les 2 fonds Flagship matures dans la plage benchmark (WPEF VI et VII). Médianes des deux côtés, même méthode que le benchmark. Benchmark = médiane des médianes des buckets 2014-2015 et 2016-2017 applicables aux fonds du gérant (médianes de bucket : 13,8 % et 15,5 % pour le TRI, 1,70x et 1,70x pour le TVPI).
Benchmark : Benchmark Private Equity LP 2025 par Call Me Warren, 14 sources LP publiques américaines et canadienne, 2 561 fonds Primary buyout et growth equity toutes tailles confondues, vintages 2000-2019.
L'investissement en Private Equity présente un risque de perte totale en capital et d'illiquidité de 10 ans.
Évolution par Période
Vingt-cinq ans de buy-and-build, une couverture publique de dix ans. Waterland lève sa série Flagship depuis 1999, mais les rapports LP américains n'en éclairent qu'une fenêtre récente. Le TRI médian par période raconte donc une trajectoire partielle, celle des fonds VI à IX, sur un modèle de capital-transmission appliqué aux marchés fragmentés européens.
| Période | Fonds concernés | TRI Net | Multiple Net | Contexte de marché |
|---|---|---|---|---|
| Cycle mature couvert (2015-2017) | WPEF VI + VII (2 véhicules)Q1Q2 | 20,8% | 2,08x | Les deux fonds observables et matures de la série. WPEF VI (2015, 1,55 Md€) sort en premier quartile à 23,7 %, capital restitué presque deux fois. WPEF VII (2017, 2,0 Md€) suit en deuxième quartile à 17,9 %, récolte en cours. Fenêtres de déploiement 2015-2019 favorables au buy-and-build européen, avant la remontée des taux. Médiane consolidée tirée par deux fonds au-dessus de la médiane de marché. |
| Cycle récent (2020, teaser)* | WPEF VIII (1 véhicule)Hors BM | 21,1%* | 1,64x* | WPEF VIII (2020, 2,5 Md€ au hard cap) affiche 21,1 % à cinq ans, hors plage benchmark et encore en construction (DPI 0,07x). Le WPEF IX (2023, 3,5 Md€) est en tout début de déploiement, ses valorisations relèvent de la courbe en J et ne portent aucune conclusion. Ces millésimes traduisent la montée en taille rapide de la série, à surveiller sur la durée. |
* WPEF VIII (2020) et WPEF IX (2023) : millésimes récents, IRR et TVPI indicatifs, en phase de courbe en J.
Les TRI et multiples affichés par période sont les médianes des fonds inclus dans chaque période. Les fonds WPEF I à V (1999-2012), soit les deux premières décennies de la série, ne figurent pas faute de couverture LP publique américaine.
Notre évaluation
Atouts Principaux
1. Deux fonds matures au-dessus du marché, sur deux buckets distincts- WPEF VI (2015) à 23,7 % de TRI net et 2,40x de TVPI sur le bucket 2014-2015, où la médiane benchmark CMW est de 13,8 % et le seuil Q1 à 19,5 % (14 LP, 230 fonds Primary). Le fonds dépasse le seuil de premier quartile, performance top-quartile confirmée.
- WPEF VII (2017) à 17,9 % de TRI et 1,75x sur le bucket 2016-2017, au-dessus de la médiane (15,5 %) mais sous le seuil Q1 (20,5 %) : deuxième quartile solide. Les deux fonds observables battent la médiane de marché sur des fenêtres de déploiement différentes.
- DPI de 1,91x à dix ans (WPEF VI) : le capital appelé a été restitué presque deux fois, preuve d'une capacité de sortie réelle et pas seulement de valorisations papier. WPEF VII à 0,64x poursuit sa récolte.
- 25 ans d'existence, plus de 1 300 investissements (plateformes et acquisitions complémentaires), plus de 15 Md€ investis dans plus de 400 sociétés plateformes. Le buy-and-build n'est pas un discours mais un processus répété à grande échelle sur des marchés fragmentés.
- Réseau d'origination local dense : des bureaux à travers l'Europe (dont Bussum, Anvers, Copenhague, Dublin, Hambourg, Manchester, Munich, Varsovie, Zurich) et environ 180 professionnels d'investissement. La proximité géographique nourrit un deal flow propriétaire sur les huit à neuf pays cœur.
- Quatre thèmes d'investissement structurants (vieillissement, digitalisation et externalisation, loisirs et bien-être, durabilité), qui orientent le sourcing vers des segments en croissance structurelle plutôt que cycliques.
- Croissance régulière de la taille des flagship : 1,55 Md€ (2015), 2,0 Md€ (2017), 2,5 Md€ (2020), 3,5 Md€ (2023), 4,0 Md€ (2026). Chaque fonds a été bouclé à son hard cap en quelques mois, signe d'une demande LP soutenue et d'un socle d'investisseurs fidèles.
- AUM porté à plus de 20 Md€ après le closing du dixième fonds Flagship en avril 2026, aux côtés d'un véhicule de participations minoritaires. Base LP diversifiée par géographie et par type (fonds de pension, assureurs, fonds souverains, family offices).
- Positionnement de référence sur le segment mid-market paneuropéen : la firme est régulièrement citée dans le haut des classements de performance du buy-and-build (classement HEC-DowJones notamment).
Points d'Attention
1. Un track record observable très partiel- Deux fonds seulement entrent dans le consolidé (WPEF VI et VII). Les dix premiers millésimes de la série, soit deux décennies d'activité (fonds I à V, 1999-2012), ne sont couverts par aucun rapport LP public américain : leur performance est invisible depuis nos sources. La lecture CMW porte sur une fenêtre récente, pas sur l'historique complet du gérant.
- Une seule institution LP publique (Florida SBA) documente la performance de Waterland. Il n'y a donc pas de cross-validation possible entre plusieurs LP, seulement une vérification de cohérence d'un trimestre à l'autre au sein de la même source.
- Conséquence : le message « surperformance nette » est solide sur les deux fonds observés, mais il ne peut pas être généralisé à l'ensemble du track record. Un investisseur doit lire cette fiche comme un éclairage introductif, pas comme un bilan long terme représentatif.
- La taille des flagship a été multipliée par 2,6 en onze ans (1,55 à 4,0 Md€). Cette échelle croissante interroge la déployabilité : maintenir un TRI de premier ou deuxième quartile en investissant deux à trois fois plus de capital sur le même modèle est un test que seuls les prochains exits trancheront.
- Les WPEF VIII (2020), IX (2023) et X (2026) sont trop jeunes pour conclure. Le WPEF VIII montre 21,1 % à cinq ans mais un DPI de 0,07x : la performance est presque entièrement en valorisations non réalisées. Le WPEF IX est en pleine courbe en J.
- Le modèle buy-and-build dépend de multiples d'entrée bas sur les acquisitions complémentaires et du coût de la dette d'acquisition. Un environnement de taux durablement élevé pèserait sur les rendements des fonds en cours de déploiement.
- Waterland n'est pas un conseil enregistré (RIA) aux États-Unis mais un déclarant exonéré (Exempt Reporting Adviser) auprès de la SEC (numéro 802-76310, CRD 161877, dépôt du 31 mars 2026). Le reporting réglementaire américain est donc allégé, et l'AUM communiqué (plus de 20 Md€) provient des communiqués du gérant, pas d'un Form ADV complet.
- Sur l'ESG, Waterland se déclare signataire des Principles for Responsible Investment (UN PRI) depuis novembre 2015 dans sa documentation, publie des rapports d'investissement responsable annuels (éditions 2024 et 2025) et classe plusieurs de ses fonds en article 8 SFDR. Formulation prudente : ces éléments reposent sur la communication du gérant.
- La gouvernance a connu une transition en 2023 (Cedric Van Cauwenberghe a succédé à Frank Vlayen comme Group Managing Partner), le fondateur Rob Thielen restant Président du conseil de surveillance. Structure de partnership large, dont le détail des fonctions transverses n'est pas intégralement public.
Méthodologie et Sources
Classification par maturité
| Vintage | Classification | Fiabilité |
|---|---|---|
| ≤ T-10 ans | Maturité complète | ✓ Haute |
| T-7 à T-10 ans | Maturité avancée | ✓ Haute |
| T-4 à T-7 ans | Courbe en J passée | ⚠ Moyenne |
| > T-4 ans | En déploiement | ❌ Indicatif |
À prendre en considération sur les quartiles indiqués
- Ce benchmark repose sur les données publiques de 2 561 fonds Primary issus de 14 LP institutionnels américains et canadien, qui investissent dans des gérants de premier plan.
- Conséquence : une médiane légèrement plus élevée (environ +1 point selon les millésimes) que les benchmarks privés couvrant l'ensemble du marché.
- Un classement Q1 ici est donc particulièrement significatif, et un Q2 pourrait correspondre à un Q1 sur un benchmark standard de marché.
Sources des données
- Rapports LP publics : Florida SBA Private Equity Program au 30 juin 2025 (WPEF VI, VII, VIII, IX), seule institution LP publique américaine couvrant Waterland. Cohérence vérifiée par la progression des valorisations sur les rapports Q4 2024 et antérieurs.
- Documents gérant et registres : SEC IAPD (Exempt Reporting Adviser, CRD 161877, SEC File 802-76310, dépôt du 31 mars 2026), communiqués officiels waterlandpe.com (closing WPEF IX à 3,5 Md€ en janvier 2023, WPEF X à 4,0 Md€ en avril 2026), presse primaire citant les annonces du gérant pour les tailles WPEF VI (1,55 Md€, Private Equity International), VII (2,0 Md€, Pensions & Investments) et VIII (2,5 Md€, Kirkland & Ellis).
- Cadre ESG : documentation Responsible Investment Waterland (signature déclarée des UN PRI depuis novembre 2015, rapports annuels 2024 et 2025), disclosure SFDR (fonds classés article 8).
- Benchmark : Benchmark PE CMW, 14 LP institutionnels, 2 561 fonds Primary buyout et growth equity, vintages 2000-2019.
Limites des données dans le Private Equity
- Couverture partielle : Waterland est un gérant européen, faiblement représenté dans les rapports LP publics américains. Seuls les fonds VI à IX (millésimes 2015-2023) sont observables, via une source unique (Florida SBA). Les fonds I à V (1999-2012) sont absents. Le track record affiché n'est pas un historique complet.
- Source unique : l'absence de plusieurs LP interdit la cross-validation inter-source. La fiabilité repose sur la cohérence intra-source d'un trimestre à l'autre, vérifiée sur trois dates de reporting pour le WPEF VI.
- Consolidé sur 2 fonds : seuls le WPEF VI (2015) et le WPEF VII (2017) sont matures et dans la plage benchmark. Le WPEF VIII (2020) et le WPEF IX (2023) sont exclus du consolidé. Un échantillon de deux fonds reste étroit et doit être lu comme un éclairage récent.
- Tailles final close : les tailles des fonds VI (1,55 Md€), VII (2,0 Md€), VIII (2,5 Md€), IX (3,5 Md€) et X (4,0 Md€) sont étayées par des communiqués officiels du gérant ou la presse primaire citant l'annonce. Chaque source a été ouverte et le montant vérifié dans la page.
- Biais de survie : les bases LP publiques sous-représentent les fonds ayant échoué. Sur les fonds Waterland documentés, tous sont positifs, ce qui n'exclut pas que des millésimes plus anciens et non couverts aient eu des trajectoires différentes.
Stratégie d'investissement
Approche et Allocation
Buy-and-build paneuropéen, focus sur les marchés fragmentés en croissance. Waterland cible des entreprises de taille moyenne dans huit à neuf pays cœur d'Europe (Pays-Bas, Belgique, Allemagne, Autriche, Danemark, Irlande, Pologne, Royaume-Uni, Suisse), avec une préférence pour les prises de participation de contrôle. La logique n'est pas d'acheter un actif isolé mais d'identifier une société « plateforme » solide, puis d'y adosser des acquisitions complémentaires pour construire un leader régional. La firme finance à la fois la croissance organique et la croissance externe. Cette discipline s'appuie sur un réseau de bureaux locaux, condition d'un sourcing propriétaire et d'une exécution rapide des opérations complémentaires. Le modèle est appliqué de façon répétée depuis 1999, avec plus de 1 300 investissements cumulés.
Profil des Investissements
Quatre thèmes d'investissement structurent le portefeuille. Vieillissement de la population : santé, services aux seniors, dispositifs médicaux. Digitalisation et externalisation : services aux entreprises, logiciels, services informatiques externalisés. Loisirs et bien-être : sport, loisirs, wellness. Durabilité : transition énergétique, économie circulaire, services environnementaux. Sur ces quatre axes, Waterland privilégie des secteurs en croissance structurelle plutôt que des paris cycliques. Le portefeuille compte des plateformes bâties par consolidation, dans les services aux entreprises, la santé et les services à la personne, principalement en Europe du Nord et de l'Ouest. La firme revendique plus de 400 sociétés plateformes accompagnées depuis sa création, sur lesquelles se sont greffées les acquisitions complémentaires.
Création de Valeur
La création de valeur repose d'abord sur la consolidation sectorielle. En regroupant plusieurs acteurs d'un marché fragmenté, Waterland vise des économies d'échelle, un pouvoir de négociation accru et une prime de taille à la revente : un ensemble consolidé se vend à un multiple supérieur à celui de ses composantes acquises séparément. Le gérant complète cet effet par un accompagnement opérationnel (professionnalisation, systèmes d'information, montée en gamme) et par un rythme d'acquisitions soutenu sur la durée de détention. Les sorties se répartissent entre cessions à des industriels, ventes à d'autres fonds et cessions secondaires. Sur 2025-2026, plusieurs réalisations ont été documentées, dont la cession de Skaylink à Vodafone (fin 2025) et celle de Wtech Fire Group à APi Group (avril 2026), dans une année de récolte soutenue qui a précédé la levée du dixième fonds.
Évolutions Récentes
La série Flagship a franchi une nouvelle étape en avril 2026 avec le closing du dixième fonds, WPEF X, à 4,0 Md€ au hard cap, aux côtés d'un second véhicule de participations minoritaires (Waterland Partnership Fund II, 600 M€). L'ensemble a porté les capitaux gérés à plus de 20 Md€. Ce fonds succède au WPEF IX (3,5 Md€, janvier 2023), lui-même bouclé en quelques mois. Côté gouvernance, Cedric Van Cauwenberghe est Group Managing Partner depuis mai 2023, après huit ans de Frank Vlayen à ce poste, désormais recentré sur les investissements et les sociétés du portefeuille. Le fondateur Rob Thielen préside le conseil de surveillance. Sur l'ESG, Waterland se déclare signataire des UN PRI depuis 2015, publie un rapport d'investissement responsable annuel et classe plusieurs de ses fonds en article 8 SFDR.
A savoir
Le Private Equity cultive l'opacité. C'est dans son ADN. En tant que spécialiste du secteur, nous avons accès à ce que la plupart des investisseurs ne voient jamais : bases de données professionnelles (Preqin, Cambridge Associates, etc.), data rooms confidentielles, échanges directs avec les équipes de gestion.
Pour autant, toutes ces données sont réservées à des échanges privés et ne nous permettent pas de publier des fiches web détaillées. C'est pourquoi celles-ci s'appuient uniquement sur des données 100% publiques, par essence moins exhaustives, mais qui vous permettent un premier regard sur ces sociétés de gestion.
Cette fiche à but strictement informationnel et pédagogique ne constitue pas un conseil en investissement et ne vous dispense en aucun cas d'une due diligence rigoureuse.
Besoin d'une analyse approfondie ?
Nos due diligences s'appuient sur des bases de données privées, des data rooms exclusives et notre réseau d'experts sectoriels.
Profil et historique de la société de gestion Waterland Private Equity Investments
Fondation et Évolution
1999, Bussum. Rob Thielen fonde Waterland Private Equity Investments avec une conviction simple : dans une Europe aux marchés très fragmentés, la consolidation par acquisitions crée plus de valeur que la seule optimisation d'un actif isolé. Avant Waterland, il avait accumulé une expérience de fusions-acquisitions transfrontalières comme dirigeant et actionnaire de RWP, repris ensuite par le groupe Investec. La firme construit sa méthode buy-and-build fonds après fonds, en s'implantant physiquement dans ses pays cibles pour capter un deal flow local. La série Waterland Private Equity Fund (WPEF) monte progressivement en puissance, du premier véhicule de la fin des années 1990 jusqu'aux fonds milliardaires des années 2010.
La trajectoire de taille des fonds Flagship illustre cette montée en puissance : WPEF VI (2015, 1,55 Md€), WPEF VII (2017, 2,0 Md€), WPEF VIII (2020, 2,5 Md€ au hard cap), WPEF IX (2023, 3,5 Md€ au hard cap, aux côtés du Waterland Partnership Fund I à 500 M€), puis WPEF X (2026, 4,0 Md€ au hard cap, avec le Waterland Partnership Fund II à 600 M€). Chaque fonds a été bouclé à son plafond en quelques mois. En parallèle des flagship, Waterland a développé des véhicules de participations minoritaires (Partnership Funds) et gère plus de 20 Md€ au total à mi-2026. La firme revendique plus de 1 300 investissements et plus de 15 Md€ déployés dans plus de 400 sociétés plateformes depuis sa création.
Le positionnement mid-market paneuropéen s'est consolidé autour de quatre thèmes d'investissement (vieillissement, digitalisation et externalisation, loisirs et bien-être, durabilité) et d'un réseau de bureaux réparti dans une dizaine de pays européens. Waterland figure régulièrement parmi les sociétés de buy-and-build mid-market les mieux classées d'Europe dans les palmarès de performance du secteur. Le portefeuille récent inclut des plateformes comme Team Farner (conseil en communication, Suisse) et des réalisations documentées en 2025-2026 (Skaylink cédé à Vodafone, Wtech Fire Group cédé à APi Group).
Direction et Gouvernance
La gouvernance s'organise autour d'un Group Managing Partner et d'un partnership large. Cedric Van Cauwenberghe occupe le poste de Group Managing Partner depuis mai 2023, après huit années de Frank Vlayen, aujourd'hui recentré sur les investissements et le suivi des sociétés du portefeuille. Le fondateur Rob Thielen préside le conseil de surveillance. Marc Lutgen dirige la relation investisseurs. La structure compte de l'ordre de treize associés et vingt principals répartis sur les neuf bureaux, avec environ 180 professionnels d'investissement et plus de 200 collaborateurs au total selon la présentation officielle de la firme.
Structure réglementaire : Waterland est un déclarant exonéré (Exempt Reporting Adviser) auprès de la SEC américaine, numéro 802-76310, CRD 161877, dernier Form ADV déposé le 31 mars 2026. Ce statut, distinct de celui de conseil enregistré (RIA), correspond à un gérant étranger levant des capitaux auprès d'investisseurs américains : le reporting réglementaire est allégé, sans publication d'un AUM réglementaire complet. L'AUM communiqué (plus de 20 Md€ en avril 2026) provient des communiqués du gérant, en euros. Sur l'ESG, Waterland se déclare signataire des UN PRI depuis novembre 2015 dans sa documentation, publie un rapport d'investissement responsable annuel (éditions 2024 et 2025) et classe plusieurs de ses fonds (dont WPEF IX) en article 8 SFDR. Ces éléments reposent sur la communication de la firme.
Organisation et Ressources
Siège à Bussum, aux Pays-Bas (Brediusweg 31). Réseau de bureaux à travers l'Europe : Bussum, Anvers (Belgique), Copenhague (Danemark), Dublin (Irlande), Hambourg et Munich (Allemagne), Manchester (Royaume-Uni), Varsovie (Pologne) et Zurich (Suisse), avec des équipes complémentaires en France, en Espagne et en Norvège, un maillage qui continue de s'étendre. Ce maillage local sert la stratégie de sourcing propriétaire et d'exécution rapide des acquisitions complémentaires, sur les huit à neuf pays cœur. L'effectif d'environ 180 professionnels d'investissement couvre les fonctions d'investissement, de suivi de portefeuille, de relation investisseurs, de finance et de conformité. Sur le marché du buy-and-build mid-market paneuropéen, les acteurs comparables incluent IK Partners (Europe du Nord, mid-market, buy-and-build), Ardian sur son segment mid-cap, Bridgepoint et Triton (mid-market paneuropéen), ainsi que des acteurs plus petits ancrés au Benelux comme Main Capital ou NPM Capital. Waterland se distingue par l'ancienneté et la systématisation de son modèle buy-and-build, appliqué depuis 25 ans, et par la densité de son réseau d'origination local. La firme n'est pas un comparable des méga-gérants multi-classes d'actifs (KKR, Blackstone, EQT) qui opèrent à des tailles de fonds bien supérieures sur plusieurs stratégies. L'engagement ESG passe par une signature déclarée des UN PRI, un cadre d'investissement responsable formalisé et une classification SFDR article 8 pour une partie des fonds.