Co-investissement en Private Equity : fonctionnement, frais et accès en 2026
82 % des GPs proposent du co-investissement, 400 Md$ d’encours mondiaux. Comparatif frais, performance académique et véhicules d’accès pour investisseurs privés.
📋 Sommaire
Le co-investissement permet d’investir aux côtés d’un fonds de private equity dans une entreprise précise, souvent sans frais de gestion ni carried interest. Résultat : un rendement net potentiellement supérieur de 2 à 4 points par rapport à un fonds classique.
⚡ Les points essentiels
- 82 % des firmes de PE proposent des co-investissements, avec un marché dépassant 400 Md$ d’encours
- Économie de frais documentée : 0 % de gestion et 0 % de carried en direct, soit +2 à 4 points de TRI net
- Aucune preuve de sélection adverse à grande échelle selon l’étude Braun (2020) sur 1 016 co-investissements
- Accès démocratisé via l’ELTIF 2.0 des quelques dizaines de milliers d’euros
En 2024, 82 % des firmes de private equity proposent des opportunites de co-investissement a leurs investisseurs[1]. Le marché dépasse desormais 400 milliards de dollars d’encours sous gestion[2]. Ce qui était un privilege réservé aux plus grands institutionnels est devenu un standard du marché, et la tendance s’accelere.
Pourquoi cet engouement ? Le co-investissement permet d’investir aux côtés d’un fonds de private equity dans une entreprise précise, souvent sans frais de gestion ni commission de performance. Résultat : un rendement net potentiellement supérieur de 2 à 4 points par rapport à un fonds classique.
En resume :
- Le co-investissement consiste a investir directement dans une entreprise aux côtés d’un GP (General Partner), sans les frais traditionnels « 2 et 20 » sur la part co-investie
- Avec 400 Md$ d’encours et 82 % des GPs qui en proposent, le co-investissement est un pilier institutionnel du private equity
- Longtemps réservé aux tickets de 1 a 5 M euros, il se démocratisé via les fonds de co-investissement et l’ELTIF 2.0
🎯 Qu’est-ce que le co-investissement en private equity ?
Le mécanisme : investir aux côtés du GP
Un fonds de private equity identifié une entreprise cible. Il structure son acquisition, souvent via un montage LBO. Mais le montant nécessaire dépasse la part qu’il peut investir seul, en raison de ses regles internes de diversification. Le GP ouvre alors une tranche de l’operation à des investisseurs tiers : c’est le co-investissement.
Concretement, vous investissez au meme moment, dans la meme entreprise, aux memes conditions économiques que le fonds. Votre participation transite par un véhicule dédié (un SPV, pour Special Purpose Vehicle) créé spécifiquement pour l’operation. Vous n’avez aucun role opérationnel ni pouvoir décisionnel. Le GP reste aux commandes.
Le marché mondial du co-investissement a franchi la barre des 400 milliards de dollars d’encours sous gestion, porte par la demande croissante des LPs pour des véhicules a frais réduits et un déploiement de capital plus rapide[2].
Pourquoi le GP ouvre-t-il son deal ?
Trois raisons principales. D’abord, les ratios de diversification : un fonds ne peut pas concentrer plus de 10 a 15 % de son capital sur une seule ligne. Si l’operation est plus grosse que cette limite, il a besoin de partenaires. Ensuite, la fidélisation des LPs : offrir des co-investissements renforce la relation et facilite les levées de fonds suivantes. Enfin, dans un environnement de levée de fonds difficile (trois annees consécutives de baisse des levées primaires), le co-investissement est un levier d’attractivité pour attirer de nouveaux capitaux[3].
Les différences avec un investissement en fonds primaire
Dans un fonds primaire, vous confiez votre capital à un GP qui le déploie progressivement dans 10 a 15 entreprises sur 4 a 5 ans. Vous n’avez aucun choix sur les cibles. Les frais : 1,5 a 2 % de gestion annuelle plus 20 % de carried interest sur les gains.
En co-investissement, vous choisissez (ou acceptez) une operation spécifique. Le capital est déployé immédiatement dans une entreprise identifiée. Les frais sont nuls ou tres réduits. En contrepartie, vous etes expose à une seule entreprise par operation, ce qui rend la diversification de votre portefeuille de co-investissements essentielle.
💰 Les avantages du co-investissement
Des frais nettement inferieurs
Le co-investissement direct fonctionne sur un modele standardisé « no fee, no carry » : 0 % de frais de gestion et 0 % de carried interest[4]. L’économie par rapport à un fonds primaire classique (2 % + 20 %) est considérable sur la durée de vie d’un investissement.
Decortiquons les chiffres. Sur un engagement de 500 000 euros dans un fonds primaire avec un multiple de 2x sur 7 ans, les frais cumules (gestion + carried) representent environ 170 000 euros. Le meme investissement en co-investissement direct ? Zero frais. L’intégralité de la performance revient dans votre poche, soit un gain de 2 à 4 points de TRI net.
📊 Économie de frais : fonds primaire vs co-investissement direct
Les fonds de co-investissement (pour ceux qui preferent la diversification cle en main) facturent en moyenne 1 % de gestion et 10 a 12,5 % de carried[5]. C’est environ 50 % moins cher qu’un fonds primaire.
Votre capital travaille plus vite
En fonds primaire, votre capital est appele progressivement sur 3 a 5 ans. Pendant cette periode, les frais de gestion courent sur le capital engage alors qu’une partie significative n’est pas encore investie. C’est la fameuse courbe en J : vos premiers releves de performance sont négatifs.
Le co-investissement atténué fortement cet effet. Le capital est déployé immédiatement dans un actif déjà identifié et en cours d’acquisition[3]. Pas de phase de recherche, pas de capital dormant. Votre argent travaille des le premier jour. Pour un investisseur qui a déjà vecu la frustration d’attendre 4 ans avant de voir des distributions, c’est un changement de paradigme.
Une diversification que vous controlez
En co-investissement, vous choisissez vos expositions sectorielles, geographiques et par taille d’operation. Un fonds primaire vous impose son portefeuille. Cette granularite est particulierement précieuse pour les investisseurs qui ont déjà plusieurs fonds PE et souhaitent ajuster leur allocation globale (un biais technologie trop marque, par exemple, se corrige facilement en selectionnant des co-investissements dans d’autres secteurs).
Une double diligence comme filet de sécurité
Lorsque vous co-investissez via un fonds de co-investissement spécialisé, deux niveaux d’analyse se superposent. Le GP sponsor a réalisé ses propres due diligences pour selectionner la cible. Le gestionnaire du fonds de co-investissement conduit ensuite sa propre analyse indépendante, à partir de ses convictions et de son expertise sectorielle. Ce filtre supplémentaire réduit le risque d’erreur de sélection.
Double filtre de sélection : en passant par un fonds de co-investissement, vous beneficiez de la due diligence du GP sponsor ET de celle du gestionnaire du fonds. Deux equipes independantes analysent la meme operation avant d’investir.
⚠️ Les risques a connaitre avant de co-investir
Le co-investissement comporte un risque de perte en capital, comme tout investissement en private equity. Mais ses risques specifiques meritent d’etre examines avec nuance, car certains sont surevalues par rapport à la realite du marché.
Le risque de sélection adverse : mythe ou realite ?
La question centrale du co-investissement est celle-ci : le GP vous propose-t-il ses meilleurs deals, ou ses operations les moins attractives qu’il ne souhaite pas garder pour lui ?
Cette inquiétude à un fondement académique. En 2015, une étude de Fang, Ivashina et Lerner publiée dans le Journal of Financial Economics a documente une sous-performance des co-investissements, attribuée à un probleme de « lemons » : les GPs proposeraient en priorité les deals les plus gros (et potentiellement les moins performants) pour combler leurs besoins de financement[6].
Une étude portant sur plus de 1 000 co-investissements réalisés par 458 LPs entre 1981 et 2010 ne trouve aucune preuve de sélection adverse[7]. Les rendements bruts des co-investissements sont similaires a ceux des investissements classiques du fonds. La surperformance nette provient de l’économie de frais.
Ce qu’il faut retenir : le risque de sélection adverse existe en theorie, mais il est atténué dans la pratique par la réputation des GPs. Un GP qui proposerait systématiquement des deals médiocres en co-investissement détruirait sa relation avec ses LPs, ce qui compromettrait ses levées de fonds futures.
La concentration du portefeuille
Chaque co-investissement vous expose à une seule entreprise. Si cette entreprise sous-performe, l’impact sur votre patrimoine est direct et non dilue par un portefeuille diversifie. La parade : construire progressivement un portefeuille de 10 a 15 co-investissements, ou passer par un fonds de co-investissement qui assure cette diversification pour vous (15 a 25 lignes en moyenne).
⚠️ Concentration et diversification
Un co-investissement unique concentré 100 % du risque sur une seule entreprise. Pour atténuer ce risque :
- Visez un portefeuille de 10 a 15 co-investissements minimum en direct
- Ou passez par un fonds de co-investissement (15 a 25 lignes)
- Ne consacrez jamais plus de 10 % de votre patrimoine financier à un seul deal
L’illiquidité et les delais de decision
Comme tout investissement en private equity, le co-investissement est illiquide sur 5 a 7 ans en moyenne. Réservez-le à la part long terme de votre patrimoine.
Point d’attention spécifique : les opportunites de co-investissement se presentent souvent avec des fenêtres de decision tres courtes (48 a 72 heures). Sans équipe d’analyse dédiée capable de réagir rapidement, vous risquez de ne voir passer que les deals les moins demandes. C’est une raison supplémentaire, pour les investisseurs particuliers, de privilegier un fonds de co-investissement qui dispose de cette capacite de reaction.
📊 Combien coûte réellement un co-investissement ?
Les frais sont le principal argument du co-investissement. Mais la realite est plus nuancée qu’un simple « no fee, no carry ».
| Critere | Fonds primaire classique | Co-invest direct | Fonds de co-investissement |
|---|---|---|---|
| Frais de gestion | 1,5-2 % / an | 0 % | 0,5-1,5 % / an |
| Carried interest | 20 % | 0 % | 10-12,5 % |
| Ticket minimum | 100k-500k euros | 1-5 M euros | 100k-250k euros |
| Diversification | 10-15 sociétés | 1 société | 15-25 sociétés |
| Courbe en J | Forte (4-5 ans) | Faible (immédiat) | Moderee (2-3 ans) |
| Due diligence | Par le GP | Par l’investisseur | Double (GP + gestionnaire) |
| Reactivite requise | Non | 48-72h | Non |
| Accès | Large | Relations GP etablies | Intermediaire |
Frais caches a verifier : le « no fee, no carry » ne signifie pas l’absence totale de frais. Le GP peut facturer des transaction fees (1 a 3 % du prix d’acquisition) et des monitoring fees (1 a 3,5 % de l’EBITDA) au niveau de la société de portefeuille[1]. Verifiez systématiquement les side letters et la documentation de l’operation.
Simulation sur 500 000 euros investis
Pour illustrer concrètement l’impact des frais, voici une simulation sur un horizon de 7 ans avec un multiple brut de 2x :
📊 Comparatif gains nets sur 500 000 euros (multiple brut 2x, 7 ans)
TRI vs Multiple net (TVPI) : le TVPI (Total Value to Paid-In) mesure l’enrichissement absolu de l’investisseur, indépendamment du calendrier des flux. C’est la métrique la plus fiable pour comparer ces trois véhicules, car le TRI est sensible au timing. En fonds primaire, les appels de fonds progressifs sur 4-5 ans raccourcissent la durée d’immobilisation réelle du capital, ce qui gonfle mécaniquement le TRI (de l’ordre de 13 % net selon les benchmarks France Invest). En co-investissement, le capital est déployé immédiatement : le TRI reflète la capitalisation sur toute la durée.
Note méthodologique : les gains nets sont calculés sur un multiple brut identique de 2x pour isoler l’impact des frais. Le TRI du fonds primaire est modélisé avec des appels de fonds progressifs (courbe en J), conformément à la mécanique standard des fonds PE. Le TRI du co-investissement repose sur un déploiement immédiat du capital (lump-sum). Ces deux TRI ne sont pas directement comparables sans cette précision.
📊 Performance du co-investissement : ce que disent les études
Fang, Ivashina & Lerner (2015) : le probleme des « lemons »
L’étude fondatrice de Lily Fang, Victoria Ivashina et Josh Lerner, publiée dans le Journal of Financial Economics, a analyse 392 investissements directs réalisés par 7 grands LPs institutionnels entre 1991 et 2011. Résultat : les investissements directs solo surperforment, mais les co-investissements sous-performent[6].
L’explication proposee : les GPs offriraient en priorité les deals les plus gros et les moins attractifs aux co-investisseurs, un phénomène de sélection adverse comparable au probleme des « lemons » sur le marché des voitures d’occasion.
Braun, Jenkinson & Schemmerl (2020) : le contre-argument
Cinq ans plus tard, une étude plus robuste portant sur 1 016 co-investissements réalisés par 458 LPs entre 1981 et 2010 renverse cette conclusion. Les distributions de rendements bruts des co-investissements sont similaires a celles des autres deals du fonds. Aucune trace de sélection adverse[7].
Mieux encore : un portefeuille de 10 co-investissements buyout surperforme en moyenne les rendements des fonds, net de frais. La surperformance provient de l’économie de frais, pas d’une meilleure sélection des deals.
Ce qu’il faut en retenir pour un investisseur privé
Le débat académique penche desormais en faveur du co-investissement. L’étude de Braun (2020), avec un echantillon cinq fois plus large que celle de Fang (2015), fait consensus dans l’industrie.
🔐 Comment accéder au co-investissement en 2026 ?
Le co-investissement direct
Accessible à partir de 1 a 5 M euros par operation. Réservé aux investisseurs disposant d’une relation directe avec un ou plusieurs GPs, et capables de mobiliser une équipe d’analyse pour répondre en 48 a 72 heures. En pratique : family offices, holdings patrimoniales, et investisseurs professionnels accompagnes par un conseil dédié.
Les fonds de co-investissement
C’est le véhicule le plus adapté pour accéder au co-investissement sans les contraintes du direct. Un gestionnaire spécialisé selectionne les opportunites, réalisé les due diligences complémentaires, et construit un portefeuille diversifie (15 a 25 lignes).
Ticket d’entrée : 100 000 a 250 000 euros. Frais : 1 % de gestion + 10-12,5 % de carried[5]. C’est un compromis entre l’économie de frais du co-investissement et la diversification d’un fonds.
L’ELTIF 2.0 : le nouveau véhicule d’accès pour les particuliers
Depuis janvier 2024, le règlement européen ELTIF 2.0 a supprimé le ticket d’entrée minimum de 10 000 euros et le plafond d’allocation a 10 % du patrimoine[8]. Le marché européen des ELTIFs dépassait 20 milliards d’euros d’encours à fin 2024. En France, l’AMF figure parmi les régulateurs les plus actifs avec plusieurs dizaines d’ELTIFs autorisés.
Suppression du ticket minimum de 10 000 euros et du plafond de 10 % du patrimoine. Des fonds de co-investissement structures en ELTIF deviennent accessibles aux investisseurs particuliers, via l’assurance-vie ou en direct. Plus de 20 milliards d’euros d’encours à fin 2024[8].
Les acteurs clés en France
Ardian dispose d’une équipe de co-investissement dédiée avec des tickets de 30 a 300 M$ en participations minoritaires buyout, en Europe, Amérique du Nord et Asie. Sa plateforme de secondaires et primaires lui donne un accès privilégié aux meilleurs GPs mondiaux.
Neuberger Berman a lance son 5e fonds de co-investissement PE avec un vif succès aupres des institutionnels et family offices francais. Son fonds ELTIF PE a collecte plus de 150 M euros.
Bpifrance intervient systématiquement en co-lead ou aux côtés d’un lead, avec un objectif d’intérêt général de financement du tissu économique francais.
⚖️ Deux profils, deux stratégies de co-investissement
Cas pratique Cible A : Sophie, 2,5 M euros de patrimoine
Situation type : première allocation en co-investissement
Profil : Sophie, 48 ans, cadre dirigeante
Patrimoine : 2,5 M euros (60 % immobilier, 30 % PEA-actions, 10 % fonds euros)
Objectif : diversifier 200 000 euros en private equity, horizon 7 ans, sans complexite administrative
Sa solution : souscription à un fonds de co-investissement ELTIF via son assurance-vie luxembourgeoise. Frais du fonds : 1 % de gestion + 10 % de carried. Portefeuille cible : 18 a 22 co-investissements diversifies en Europe et Amérique du Nord.
Cas pratique Cible B : Marc, 8 M euros de patrimoine
Situation type : co-investissement direct via family office
Profil : Marc, 55 ans, entrepreneur post-cession
Patrimoine : 8 M euros, structure via holding patrimoniale (art. 150-0 B ter)
Objectif : accéder directement aux meilleurs deals de ses GPs habituels, 3 co-investissements sur 18 mois
Sa solution : programme de co-investissement direct, négocié via son family office, avec Ardian et deux autres GPs de premier plan. Ticket moyen : 750 000 euros par deal. No fee, no carry.
⚠️ Point fiscal
La performance nette finale de Marc dépendra des conditions de remploi au sein de la holding (art. 150-0 B ter) et de la fiscalité applicable à la sortie. Le report d’imposition n’est pas une exonération : la plus-value reste due à terme, selon les règles en vigueur au moment du dénouement.
L’erreur à éviter : Marc doit vérifier que ses GPs ne facturent pas de transaction fees ou monitoring fees excessifs au niveau des sociétés de portefeuille. Un GP qui facture 2 % de transaction fee et 2 % de monitoring fee annuel peut récupérer indirectement une part significative de l’économie théorique du « no fee, no carry ».
🎯 L’avis de l’expert
Le co-investissement est passé d’un privilege réservé aux plus gros institutionnels à un outil accessible des 100 000 euros. Mais attention au piège du « no fee, no carry » : soyez vigilant sur les frais au niveau de la société de portefeuille, pas uniquement ceux du véhicule de co-investissement.
Les transaction fees et monitoring fees peuvent grignoter 2 à 4 points de TRI sans que vous le voyiez passer. L’autre question cle : etes-vous capable de répondre en 48h quand une opportunite se présente ? Sans cette réactivité, vous ne verrez que les deals dont personne ne veut.
📌 Points clés à retenir
Le co-investissement en private equity offre un accès a rendement ameliore pour les investisseurs capables de comprendre ses mecanismes et d’accepter ses contraintes.
- L’avantage frais est reel et documente : 0 % de gestion et 0 % de carried en direct, 50 % de moins en fonds de co-investissement par rapport aux fonds primaires
- Le risque de sélection adverse est largement surevalue : les études récentes ne trouvent aucune preuve de « lemons problem » à grande échelle
- La diversification est votre meilleure protection : visez 10 a 15 co-investissements minimum, ou passez par un fonds de co-investissement
- L’ELTIF 2.0 change la donne : accès possible dès quelques dizaines de milliers d’euros via l’assurance-vie
- Verifiez les frais caches : le « no fee, no carry » au niveau du véhicule ne signifie pas l’absence de frais au niveau de la société de portefeuille
- Votre prochaine etape : si vous investissez déjà en private equity, demandez a vos GPs quelles opportunites de co-investissement ils proposent. Si vous debutez, un fonds de co-investissement ELTIF est le point d’entrée le plus adapté
⚠️ Avertissement legal
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les exemples chiffres sont donnes à titre illustratif et ne constituent pas une promesse de résultat. Le co-investissement en private equity comporte un risque de perte en capital. L’investissement est illiquide sur 5 a 7 ans. Consultez votre conseiller en gestion de patrimoine pour une analyse personnalisee.
📎 Sources
- [1] Private Funds CFO / Torys, Co-investment Trends in 2024: Continuation Vehicles, Warehousing Costs and Fees (2024). torys.com
- [2] PitchBook, Co-investment fund AUM eclipses $400B (2025). pitchbook.com
- [3] Bain & Company, Global Private Equity Report 2025-2026 (2025). bain.com
- [4] Cambridge Associates, Six Things to Know About Co-investments (2023). cambridgeassociates.com
- [5] Gallagher, The Case for Private Equity Co-Investment Funds (2024). ajg.com
- [6] Fang, Ivashina & Lerner, The Disintermediation of Financial Markets: Direct Investing in Private Equity, Journal of Financial Economics, Vol. 116 (2015). ssrn.com
- [7] Braun, Jenkinson & Schemmerl, Adverse sélection and the performance of private equity co-investments, Journal of Financial Economics (2020). sciencedirect.com
- [8] PwC Switzerland / SCOPE Fund Analysis, The Evolution and Future of the ELTIF Structure in the EU (2025). pwc.ch
- [9] France Invest / EY, Performance nette du capital-investissement francais à fin 2024, TRI net 12,4 % sur 10 ans (Juillet 2025). franceinvest.eu
🤔 FAQ Détaillée
Toutes vos questions sur le co-investissement en private equity
Quelle est la différence entre co-investissement et investissement en fonds de private equity ?
En fonds primaire, vous confiez votre capital à un GP qui le déploie dans 10 a 15 entreprises de son choix. En co-investissement, vous investissez directement dans une entreprise spécifique, aux côtés du GP, sans frais de gestion ni carried sur la part co-investie.
Quel est le ticket minimum pour co-investir en private equity ?
En co-investissement direct (aux côtés du GP), le ticket minimum est de 1 a 5 M euros par operation. Via un fonds de co-investissement, le ticket descend a 100 000-250 000 euros. Avec l’ELTIF 2.0, certains véhicules sont accessibles des quelques dizaines de milliers d’euros.
Le co-investissement est-il vraiment sans frais ?
Le co-investissement direct est « no fee, no carry » au niveau du véhicule d’investissement. Mais le GP peut facturer des frais au niveau de la société de portefeuille (transaction fees de 1 a 3 %, monitoring fees de 1 a 3,5 % de l’EBITDA). Les fonds de co-investissement facturent environ 1 % de gestion et 10-12,5 % de carried.
Comment un GP choisit-il les co-investisseurs ?
Le GP privilégié des investisseurs fiables, capables de répondre rapidement (48-72h), avec les ressources internes pour evaluer l’operation. La relation existante (LP du fonds) est un critere determinant. Les co-investisseurs reguliers et réactifs sont prioritaires.
Qu’est-ce que la sélection adverse en co-investissement ?
C’est le risque que le GP propose ses deals les moins attractifs aux co-investisseurs. L’étude de Fang (2015) a souleve cette hypothese, mais l’étude plus large de Braun (2020) sur 1 016 co-investissements ne trouve aucune preuve de ce phénomène.
Le co-investissement est-il plus risque qu’un fonds diversifie ?
Un co-investissement unique est plus risque car concentré sur une seule entreprise. Un portefeuille de 10 a 15 co-investissements, ou un fonds de co-investissement (15-25 lignes), offre une diversification comparable à un fonds primaire, avec des frais inferieurs.
Peut-on co-investir via une assurance-vie ?
Oui, certains contrats d’assurance-vie luxembourgeoise (FAS/FIC) et des unites de compte referencant des fonds de co-investissement ELTIF permettent d’accéder au co-investissement via l’enveloppe assurantielle.
Qu’est-ce qu’un fonds de co-investissement ELTIF ?
C’est un fonds de co-investissement structure sous le règlement européen ELTIF 2.0 (en vigueur depuis janvier 2024). Il bénéficie d’un passeport européen et peut etre distribue aux investisseurs particuliers sans ticket minimum réglementaire.
En combien de temps un co-investissement est-il déployé ?
Le capital est déployé en quelques semaines, au moment du closing de l’operation. C’est nettement plus rapide qu’un fonds primaire (3-5 ans de déploiement progressif), ce qui atténué la courbe en J.
Quelle est la performance historique du co-investissement ?
Les études academiques montrent que les rendements bruts des co-investissements sont similaires a ceux des fonds, mais que les rendements nets sont superieurs grace à l’économie de frais. Un portefeuille diversifie de co-investissements buyout surperforme les fonds primaires net de frais.
Comment se passe la sortie d’un co-investissement ?
La sortie intervient quand le GP cede sa participation (introduction en bourse, vente industrielle, secondaire). Le co-investisseur sort au meme moment et aux memes conditions. L’horizon moyen est de 5 a 7 ans.
Le co-investissement est-il adapté à un family office ?
Le co-investissement est particulierement adapté aux family offices. Plus de 44 % d’entre eux co-investissent deja. Leur capacite d’analyse, leur réactivité et leurs relations directes avec les GPs en font des candidats ideaux pour le co-investissement direct.
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